ITINERAIRE

Introduction | Prix | Expositions
Née en région parisienne, j’ai passé mon enfance dans les couleurs du Maroc, puis à Paris. Contrariée dans une vocation d’abord littéraire par un père trop autoritaire, j’ai pris mon indépendance très tôt, dans des conditions très difficiles. Ensuite, j’ai malgré tout suivi des études de lettres classiques (j’aime les civilisations anciennes pour la place qu’elles accordaient à l’irrationnel, pour leur richesse symbolique et mythologique). J’ai également voyagé par l’Europe du Sud et le Proche-Orient jusqu’à l’Inde, au Népal et au Sri Lanka. Ce fut une expérience extraordinaire.
De retour à Paris, j’ai travaillé pendant des années la vision poétique, qui m’a conduite à la nécessité de peindre. C’est alors qu’à San Francisco, je fis la rencontre décisive du graveur et peintre Morton Levin, qui m’enseigna le dessin et l’aquarelle. La peinture à l’huile, que j’ai abordée seule en 1989, est devenue de manière naturelle le support de ma recherche.
Mes peintres préférés sont Gauguin, Chagall, Van Gogh et Kandinsky. Ils représentent pour moi une lignée de peintres coloristes, au sens où ils expriment les possibilités émotionnelles de la couleur. Je ressens cela également devant certaines œuvres du peintre contemporain Peter Doig.
J’ai besoin qu’un tableau s’adresse directement aux sens, mais aussi qu’il nous ouvre l’espace de l’imagination. Je crois que la vibration des couleurs dans une image figurative peut réveiller en nous les forces positives du désir. De plus l’œuvre visuelle a le merveilleux privilège de pouvoir exprimer simultanément des contraires. Un poème ou une musique ne peuvent pas - pour simplifier – dire oui et non exactement au même moment. La peinture a cette aptitude très particulière à exprimer la contradiction, ce qui revient à l’ouvrir sur une résolution possible. Etre coloriste, cela signifie donc pour moi tenter d’unifier l’être, de lui suggérer des chemins vers son bonheur et vers sa réalisation. Quand je peins, tout devient désir.
Je crois que le monde a un karma, et j’ai envie de déposer autant de toiles que possible dans le plateau heureux de la balance. Je voudrais que mes tableaux rappellent à ceux qui les regardent leur propre liberté intérieure. Le rêve est une faculté très active, essentielle à la vie. Il faut le sortir des oubliettes.
Récompense de la Ville de Minneapolis (2001) pour « Le matin », reproduit dans la nouvelle station d’autobus Greyhound et utilisé dans l’émission « Art City » par la chaîne TV Minneapolis Cable – 1er prix section huile (1994) au Salon de la Fédération Nationale de la Culture Française (Les Issambres)
Publication : « Ville à l’aube » dans l’ouvrage D’un Montmartre l’autre, photos de D. Chauvat, textes de F. Pédron, Editions La Belle Gabrielle
Expositions personnelles : Centre d’animation Poterne des Peupliers (Paris, 2002 et 1998) - Salle de conférence Maire de Minneapolis (2000) - « Art a Whirl » (Minneapolis, 2000) - Galerie Le Cercle (Paris, 1999) - Expositions privées (Paris, 1999 et 1994) - Café La Seine (San Francisco, 1991) - Ateliers portes ouvertes du 15ème (Paris, depuis 2002) - et en permanence à l’atelier
Expositions de groupes : Galerie Le Cheval de Sable (Paris, 2006) - Centre culturel de Bercy (Paris Ministère des Finances, 2006) - Marché de la Création (Paris boulevard Richard Lenoir, 2004-2005) – Zazarts du 15ème (Paris, 2006) - Péniche du Cercle de la Mer (Paris, 2002-2004) - Galerie Artitude (Paris, 2002-2004) - G.M.A.C. Bastille (Paris, 2003) - Ile de la Jatte (2002) - Premier Gallery, Wilcock Gallery (Minneapolis, 1999-2000) - Salon des Indépendants (Paris Grand Palais, 1992) – Divers salons (Versailles, Paris galerie de Nesle, Saint-Claire sur Epte, Deauville)
Ateliers fréquentés à Paris (1992-93) : Jean-Maxime Relange, Yolande Epstein, Ben Ami Koller, Atelier Poussin.